Anne Hidalgo présente ses derniers voeux de maire à l'Hôtel de Ville de Paris, le 14 janvier 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )
La maire socialiste sortante de Paris Anne Hidalgo a dressé mercredi lors de sa cérémonie de voeux le bilan de ses deux mandats, sans évoquer la campagne de son ancien dauphin, Emmanuel Grégoire, candidat à sa succession à l'Hôtel de ville.
"En 2026, les Parisiens auront à faire un choix qui engage l’avenir de notre ville. Ce qui est en jeu, ce n'est pas une alternance ou une succession. C'est d’abord une vision de Paris et un rapport à Paris", a déclaré l'édile devant les élus de la capitale et de la métropole.
"Paris doit rester une ville de gauche. Les Parisiens ont vécu durant ces douze années de mandat dans une ville progressiste dont on peut être fier et j'espère qu'ils continueront à voter pour l'écologie, pour la solidarité", a-t-elle dit aux journalistes.
Anne Hidalgo présente ses derniers voeux de maire à l'Hôtel de Ville de Paris, le 14 janvier 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )
Elle a mis en garde contre le "danger pour Paris" que représente selon elle la candidate de droite Rachida Dati, "capable de faire l'union avec l'extrême droite, et qui par ailleurs aura un procès en septembre après les élections".
Anne Hidalgo n'a jamais prononcé le nom de son ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire, avec lequel elle est en froid. Il a remporté en juin 2025 la primaire socialiste face à Rémi Féraud, le candidat que la maire avait désigné pour prendre sa relève.
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI aux municipales des 15 et 22 mars, tient son premier meeting de campagne ce mercredi soir.
"Je suis tenue à une réserve, je ne vais pas embarquer la mairie de Paris dans un discours de voeux qui serait un discours électoral, ça n'est ni le lieu ni le moment", a justifié la maire qui quittera ses fonctions en mars.
La première femme maire de Paris, 66 ans, qui a succédé à Bertrand Delanoë en 2014, est revenue sur ses douze années de mandat durant lesquelles elle n'a "à aucun moment dirigé dans le confort".
Elle rappelé les "coups" qu'elle a pris en défendant son choix de "sortir du tout voiture" et d'adapter la ville au changement climatique, citant la "révolution du vélo", la piétonnisation des berges de la Seine, les terrasses éphémères, le déploiement des rues aux enfants et la baisse de la vitesse sur le périphérique à 50 km/heure.
En pleine crise du secteur périscolaire, éclaboussé par une série d'enquêtes et de signalements pour violences sexuelles, Anne Hidalgo a assuré que "toutes les responsabilités seront établies", mettant en avant le plan d'action présenté à l'automne par son premier adjoint, Patrick Bloche.

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